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COP21 : Haïti défendra la justice climatique

La 21e conférence sur les changements climatiques, qui débute dimanche à Paris, constitue un rendez-vous crucial dans la lutte contre le réchauffement de la planète. Cette rencontre sera aussi l’opportunité pour tous les pays de faire des plaidoyers en fonction des problèmes liés à leur milieu. Haïti et d’autres petits pays non industrialisés sont les grandes victimes de la production à outrance des gaz à effet de serre des grands pollueurs. Ces pays vont demander justice.

Des intellectuels, représentants d’organisation de la société civile, des journalistes ont abordé cette problématique lors d’un atelier organisé à l’approche de la conférence de Paris. Cet atelier a été réalisé à l’initiative du Service chrétien d’Haïti (SCH), la Plateforme de la société civile sur le changement climatique (PSC-CC), Panos Caribbean, avec le support de United Methodist Committee and Relief (UMCOR) et de la Fédération luthérienne mondiale (FLM). Ce réseau d’organisations non gouvernementales avait invité les acteurs à débattre du thème Haïti et justice climatique.

Le sociologue Camille Chalmers, l’un des intervenants, a beaucoup mis l’accent sur ce point lors de son intervention à l’atelier. « De 1972 à 2015, il y a eu très peu de volonté politique visant à prendre les mesures adéquates, susceptibles de changer la donne », a déclaré Camille Chalmers ajoutant que « la justice climatique » doit être une réalité pour les petits pays, victimes de l’exploitation sans mesure des pays industrialisés.

« Au cours des dix dernières années, le pays a souvent été victime des perturbations du climat qui se manifestent surtout par un changement du régime hydrique des bassins versants, l’augmentation des périodes de sécheresse et des pertes en vies humaines dues aux inondations provoquées par les tempêtes tropicales, selon le document du ministère de l’Environnement présentant la situation environnementale pour le pays. Les coûts cumulés des impacts du dérèglement du climat sans prendre de mesures préventives sont estimés à 1,8 milliard USD et à 77 millions USD en prenant des mesures d’adaptation à l’horizon 2025. »

Haïti, pour faire face aux défis qui l’attendent, espère recueillir 25 milliards de dollars après la conférence. Le pays va promettre de diminuer de 31% sa production de gaz à effet de serre à l’horizon 2030. « Haïti s’attend donc à une véritable conjonction des efforts de la communauté internationale pour continuer à soutenir la lutte contre le changement climatique en vertu du principe des responsabilités communes mais différenciées, consacré par la Déclaration de Rio sur l’environnement et le développement », déclare le ministre de l’Environnement, Dominique Pierre, dans le document présentant le plan d’intervention de l’État haïtien.

« En ce qui a trait au financement, je suis optimiste que cela va trouver du financement, mais certains pays riches ne veulent pas compenser les pays en développement, soutient pour sa part Jean Fanfan Jourdain, responsable du département de changement climatique au ministère de l’Environnement. C’est pourquoi certains experts parlent plutôt de solidarité internationale pour aider les pays victimes du réchauffement climatique en lieu et place de préjudice qui sous-entend des poursuites légales et des dédommagements. »

Selon monsieur Jourdain, les pays riches ont consenti des efforts, même si ces derniers sont insuffisants par rapport aux besoins existants. Ils ont prévu, à travers les engagements de ces pays, d’alimenter, à partir de 2011, le fonds à hauteur de 20 milliards de dollars par an. Les moyens sont disponibles, ce qu’il faut mettre en place, ce sont les mécanismes au niveau local pour renforcer les institutions afin d’attirer ces financements.

« Nous espérons bénéficier de ces fonds notamment du Fonds vert climat (Green Climate Fund) destiné à la lutte contre le réchauffement du climat. En ce qui concerne les fonds provenant du Global Environment Facility (GEF), nous avons pu financer les deux projets issus du PANA qui se mettent en œuvre par le PNUD et le FAO à partir des fonds du GEF, il revient aux acteurs locaux de faire en sorte que ces financements apportent des résultats significatifs », a fait savoir le technicien du ministère de l’Environnement dans une entrevue accordée à l’Institut international pour l’environnement et le développement.

« Vu le désir de développement des pays moins avancés (LDCS), les acteurs veulent inciter ces pays à mettre en œuvre des projets soucieux de la protection de l’environnement. On peut toujours se développer mais on tiendra compte des enjeux climatiques. Pour Haïti, on entend contribuer à une réduction de 31% notamment avec l’obtention du Fonds vert climat (GCF) ainsi que d’autres sources de financement d’ici à 2030 », retient Fanfan Jourdain.

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